



Publié le 12 janvier 2026 à 5h58 Lecture : 2 min
Entrée de l’article de La croix Par Rémi Barbet et Marie Dancer
Adopté le 9 janvier, le traité de libre-échange entre l’Union européenne et les pays du Mercosur devrait être signé le 17 janvier. Bruxelles envisage d’accélérer son entrée en vigueur, sans attendre le vote du Parlement européen. Une option qui suscite de vives interrogations juridiques et politiques.
Vont-ils supprimer le Parlement Européen ?




Bonjour chers amis,
La solidarité sensus stricto veut que la France suive le vote majoritaire des 27 pays sur une action qui ne peut réussir que par cet alignement.
Pour ce qui concerne l’Alimentaire, la France doit obtenir une dérogation au Mercosur si elle le demande car son absence n’empêchera pas les autres pays de consommer du mercosur.
Les Français ne comprendraient pas.
Pouvez-vous défendre cette importante suggestion auprès de notre Ministère français de l’agriculture,
Merci infiniment
Lausseur pour association-citoyenne.fr




ufc quechoisir BILLET DE LA PRÉSIDENTE
par Marie-Amandine Stévenin
Publié le 29 novembre 2024
Décidément, en matière de consommation responsable, la Commission européenne n’en est plus à une contradiction près. Après avoir, à grand renfort de communication martelé son « Green deal » avant d’abandonner l’ambition de mettre en œuvre sa stratégie de « la ferme à la fourchette » pour une alimentation plus saine et durable, voilà qu’elle entend avancer à marche forcée pour que l’accord de libre-échange avec l’Amérique latine soit signé d’ici la fin de l’année…
Après le CETA, le TTIP largement critiqué, cet accord de libre-échange entend
de nouveau favoriser les échanges entre les deux continents au détriment
des agriculteurs et consommateurs européens, et plus largement d’une
consommation responsable. En effet, cet accord stimulera le commerce de
produits, tels que la viande, dont une large proportion ne répond pas aux
normes européennes, en plus d’entraver les efforts visant à réduire
l’empreinte climatique de l’UE et à passer à une alimentation plus saine.
Faut-il rappeler qu’une faible part de la viande brésilienne est produite sans
hormones et que les contrôles pour le vérifier sont notoirement peu fiables…
alors que l’UFC-Que Choisir s’est utilement battue pour l’interdiction de la
viande aux hormones, obtenue il y a plusieurs décennies ? En termes de
protection des consommateurs, on a vu mieux comme avancée.
Si l’UFC-Que Choisir combat cet accord, c’est également le cas du Bureau européen des Unions de consommateurs, dont elle est membre fondatrice, qui, depuis plusieurs semaines, se bat auprès des institutions européennes pour rappeler les risques majeurs de ce texte pour les agriculteurs et citoyens européens. Alors que la Commission européenne se targuait d’avancer vers une transition verte, à quand des accords commerciaux qui se concentrent principalement sur le commerce de produits durables, plutôt que ceux qui l’entravent ?
Si la France entend se positionner contre l’accord, et que quelques autres pays partagent nos alertes, une majorité d’États membres, l’Allemagne en tête, semblent cependant prêts à signer. L’UFC-Que Choisir et le BEUC entendent donc se mobiliser pour obtenir une minorité de blocage.
Marie-Amandine Stévenin
Présidente de l’UFC-Que Choisir